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Le Carolina Reaper est mort, vive le Death Strain !

Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, moi, le génialissime Docteur Scoville, je ne suis pas le seul savant à m’intéresser aux piments. Certes, je suis, et de très loin, le meilleurs, mais il existe, je l’admet, d’autres bons éléments.

C’est le cas de Ed Currie qui travaille chez Pucker Butt en Caroline du Sud. Ce jeune et ambitieux chercheur s’est mit en tête de créer le piment le plus fort que la terre eut jamais connu.

Ed Currie
Ed Currie

Ainsi, il donna naissance au célèbre Carolina Reaper, un concentré de douleur à l’état végétal avec une moyenne de 1’569’300 SHU. Il est admit que ces piments peuvent monter jusqu’à 2’200’000 SHU.

En 2013, Ed fait officialiser sa création par le Guiness Book et obtient donc le titre tant recherché. Mais allait-il s’arrêter là ? Non je ne crois pas… C’est bien mal connaître les savants.

Ed est donc de retour avec une nouvelle plante, le Death Strain (appelé le HP56 avant son nom si poétique) qui surpasse en puissance de feu tout ce qui à été réalisé jusqu’alors. Avec une force d’environ 2’970’000 SHU.

Mine de rien, c’est presque le double. D’ailleurs quand on l’ouvre en deux, on se rend vite compte que la peau interne du piment (c’est la partie qui renferme la plus grande concentration de capsaïcinoïdes) rempli quasiment l’entièreté du fruit !
Un peu plus orangé que le Carolina Reaper, le Death Strain entre dans la famille sournoise des piments à retardement. Une fois en bouche, il vous faudra en effet attendre quelques secondes avant de pouvoir calculer l’ampleur de votre bêtise.

Néanmoins, Ed Currie estime que son monstre n’est pas encore terminé et souhaiterait encore travailler dessus avant de le soumettre au Guiness Book.
Bravo Eddy, on ne rend pas un travail à moitié achevé.

Bien sûr, les gastronomes et les têtes brûlées attendent avec impatience la première sauce piquante faite à base de Death Strain. Et je vous arrête tout de suite si vous pensez que cette sauce sera trop forte pour vous. Ce n’est jamais qu’une question de dilution. Un nouveau piment c’est avant tout de nouveaux effets et de nouvelles saveurs.

Pour l’anecdote, j’ai goutté récemment une sauce piquante au Carolina Reaper qui était délicieuse et moyennement relevée (il faudra que je la rapatrie sur hotsauce, d’ailleurs).

Au final, on reste à l’affût des informations, tant pour les derniers peaufinages de la plante que pour sa validation au Guiness Book.

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